Technologie de détection de l’humidité pour le bleuet nain
Sommaire
On sait que la production commerciale de bleuets nains en Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick, à l’Île-du-Prince-Édouard, au Québec et dans le Maine (États-Unis) est asssujettie à une grave maladie fongique, soit la pourriture sclérotique causée par le champignon Monilinia, qui engendre des pertes annuelles importantes. Une équipe de chercheurs d’Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) a mis au point un appareil qui permet d’établir avec précision les risques d’infestation dans les champs. L’appareil comprend un algorithme qui indique précisément le stade ou le risque d’infestation dû à l’humidité, telle qu’établie par détection. AAC émet donc une demande de propositions relativement à cette technologie qui n’a pas encore été brevetée, dans le cadre de laquelle il accorde les droits exclusifs d’optimisation et de commercialisation de la technologie.
Cette technologie pourrait intéresser les fabricants suivants :
• ceux qui ont la capacité de produire de petites pièces en plastique et en métal;
• ceux qui connaissent extrêmement bien la production agricole, les systèmes de commercialisation, les ventes et l’infrastructure qui prévalent actuellement dans la région ciblée;
• ceux qui peuvent allier au détecteur et à l’algorithme un logiciel de communications à distance, en un seul appareil.
Avantages pour les producteurs
Lutte rapide contre les infestations
La pourriture sclérotique se forme sur les petits bourgeons des plants de bleuets au début du printemps. C’est l’humidité due au temps pluvieux, à la rosée et à la neige fondante qui favorise son développement. On peut toutefois assurer le suivi d’une infestation ou d’un risque d’infestation grâce à une évaluation précise et rapide de la durée de cette période humide.
Jauger régulièrement l’humidité à la surface des bourgeons est un moyen efficace de lutter contre la pourriture sclérotique et le détecteur d’humidité permet d’établir de manière fiable la durée de la période humide. C’est la conception structurale du détecteur et son fonctionnement intégrant un algorithme applicable à l’infestation qui permettent d’établir la présence d’une infestation ou les risques d’infestation. Une détection opportune se traduit nécessairement par la pulvérisation rapide de fongicide dans les champs touchés et, donc, par la prévention de toute occurrence ou propagation de la maladie dommageable.
Méthode économique et écologique assurant une récolte saine
On juge qu’une seule pulvérisation faite au bon moment peut suffire. Donc, il est économique d’utiliser ce détecteur d’humidité, car on évite une seconde application de fongicide, souvent faite au mauvais moment et ne reposant sur aucune donnée probante. Dans le cas de superficies plus larges, on peut réaliser des économies substantielles. Mais, surtout, réduire la fréquence de pulvérisation ne peut que réduire les risques associés aux pesticides, tant pour l’applicateur que pour l’environnement, de même que favoriser une récolte de qualité supérieure.
Gestion supérieure de la récolte dans les champs plus vieux
Dans certaines régions, on trouve des champs de bleuets qui ont entre 75 et 80 ans. L’agent pathogène de la pourriture est donc inhérent à nombre de ces champs, ce qui signifie qu’il y est toujours présent, puisque les plants sont vivaces. L’utilisation du détecteur peut toutefois s’avérer une mesure préventive contre la récurrence de la maladie, de même que sa propagation dans les exploitations environnantes.
Demande de propositions
• AAC accepte les propositions dans les deux langues officielles (français et anglais) pour les droits d’optimisation et de commercialisation au Canada du détecteur d’humidité pour le bleuet.
• Les propositions doivent être soumises en deux exemplaires, dans des enveloppes scellées et portant la mention < URGENT et CONFIDENTIEL >, à l’attention de la personne-ressource pour les questions de commercialisation (voir ci-dessous).
• Les propositions seront acceptées jusqu’à 16 h 30, heure de l’Atlantique, le 31 juillet 2007. Un comité d’évaluation procédera à l’examen des propositions respectant les exigences d’Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC). Les proposants seront avisés des résultats de cet examen par écrit.
• Les propositions qui répondent aux modalités et exigences établies dans les LIGNES DIRECTRICES pour la SOUMISSION DE PROPOSITIONS seront notées d’après les critères d’évaluation précisés dans ces dernières. Ces directives, de même que le présent avis, seront accessibles tout au long de la période applicable à la demande de propositions.
Renseignements
QUESTIONS TECHNIQUES OU SCIENTIFIQUES :
Paul Hildebrand, Ph.D.
Centre de recherches de l’Atlantique sur les aliments et l’horticulture
Agriculture et Agroalimentaire Canada
32, rue Main
Kentville (Nouvelle-Écosse) B4N 1J5
Tél. : 902-679-5716
Téléc. : 902-679-5784
Courriel : hildebrandp@agr.gc.ca
QUESTIONS DE COMMERCIALISATION :
Gilda L. Javellana, Ph.D.
Bureau de la propriété intellectuelle et de la commercialisation
Agriculture et Agroalimentaire Canada
32, rue Main
Kentville (Nouvelle-Écosse) B4N 1J5
Téléphone : 902-690-2070
Téléphone : 902-679-5784
Courriel : javellanag@agr.gc.ca
Possibilités d’optimisation commerciale et de valeur ajoutée
Communications à distance
Habituellement éloignés des installations, les champs de bleuets sont souvent situés à proximité de zones boisées à la géographie variable et caractérisées par un microclimat. La capacité du producteur à accéder facilement à des renseignements sur l’humidité dans les champs à partir de son domicile est utile dans la lutte contre cette maladie dommageable. Ainsi, une technologie de communications à distance intégrée au détecteur d’humidité pourrait possiblement accroître l’utilité de l’appareil.
Nouvelles techniques de culture, nouvelles cultures
La technologie, jumelée à un système de communications par satellite ou à distance, pourrait inciter la création de nouvelles techniques de culture dans le cadre desquelles l’évaluation précise des paramètres environnementaux dans de grandes zones de production et dans un court délai se traduirait par des retombées économiques importantes. De plus, la technologie pourrait être adaptée à d’autres cultures, qu’il s’agisse de la pomme, de la pomme de terre ou de la fraise, puisque les détecteurs peuvent facilement s’installer sur les cultures à larges feuilles.
Pour plus d'informations, demande pour:
Ted Carr
Rue Lincoln 850
PO BOX 20280
Fredericton, NB E3B 4Z7
Ph: (506) 452-4881
Fx:(506) 452-3316